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Les individus atteints de maladies telles que la maladie cœliaque ou la maladie de Crohn sont très souvent sujets à une déshydratation qui pourrait être causée par :

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- une malabsorption causée par une détérioration de la zone d’absorption ou une absorption défectueuse. Cela pourrait être les conséquences de l’inflammation affectant la barrière épithéliale.

 

- une sécrétion trop importante. Des preuves ont été accumulées ces dernières années en faveur d’un accroissement de la sécrétion et une réduction de l’absorption des électrolytes (dans le corps humain, on regroupe sous le nom d’électrolytes les ions Na+, K+ et Cl-) dans le cas des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

Les médiateurs de l’inflammation sont en effet connus pour leurs effets stimulateurs sur la sécrétion d’électrolytes et leurs effets inhibiteurs sur l’absorption de sels et d’eau. L’absorption et la sécrétion permettent les mouvements d’eau par osmose. La perturbation de ces mécanismes par l’inflammation impacterait donc les mouvements d’eau et influencerait donc l’état d’hydratation des malades.

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On sait que la sécrétion des ions Cl- nécessite plusieurs étapes. Ils pénètrent d’abord dans la cellule par le côté basal, via le co-transporteur Na+/K+/Cl-. L’activité de la pompe Na+/K+, située également sur la membrane basale, permet de créer un gradient d’ions qui favorise l’accumulation de Cl- dans la cellule. Ce gradient entraîne ensuite la sortie des ions chlorures par le côté apical de la cellule via les canaux appelés CFTR.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cette sortie d’ions Cl- entraîne la sortie d'ions Na+ et créée également un appel d’eau qui induit la sortie d’eau de manière paracellulaire.

On peut donc penser que le cas des maladies inflammatoires de l’intestin, la stimulation de la sécrétion d’électrolytes induit la libération d’eau dans la lumière intestinale, ensuite évacuée dans les selles et qui pourrait donc contribuer à la déshydratation du malade.

Ont également été détectés des disfonctionnements des pompes Na+/K+ et des échangeurs Cl-/HCO3- qui pourraient jouer un rôle dans les diarrhées.

 

-des fuites de fluides dues à une altération de la barrière épithéliale. Une modification de la structure de la jonction épithéliale serrée est observée dans les maladies inflammatoires intestinales et contribuerait donc à altérer l’étanchéité de la barrière épithéliale. Cela jouerait un rôle dans la diarrhée.

Captureclkna.PNG

Représentation schématique de la sécrétion d'ions Cl- au travers d'une cellule sécrétrice :

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